- Le défi est grand, tout autant que l'ambition. Sans chercher à refaire le monde, le groupe vise à offrir une approche quelque peu calquée sur le modèle européen. Nous avons défini une série de besoins et de critères qui balisent la démarche et le contenu.
- Quels sont ces besoins?
- D'assurer une progression respectueuse de l'art du bonsaï. Il est facile de succomber à la tentation de devenir expert rapidement. Malheureusement, l'art du bonsaï est l'art de la patience et de la persévérance. La nouvelle structure de cours va permettre aux bonsaïstes de progresser systématiquement d'une étape à l'autre. Cette approche vise à maximiser les chances de succès de développer des arbres de qualité, à les garder en vie, à les exposer et être capable d'en discuter de fond en large.
- La persévérance. Chaque bonsaïste est parfois confronter à l'isolement et au questionnement sans avoir de ressources ni contacts pour solutionner les difficultés de cet art. La nouvelle structure permettra détablir des ponts entre bonsaïstes et les formateurs de façon à maintenir un lien parfois essentiel à la réussite.
- Léloignement. De façon ponctuelle et au besoin, il sera possible d'offrir des séances de cours de certains niveaux à un mode intensif. Nous nous devons d'en tenir compte. L'art du bonsaï ne peut se restreindre à la région de Montréal uniquement.
- Du matériel didactique. Notre ouvrage de référence a été et sera toujours le livre co-écrit par M. Louis-Philippe Coiteux et David Easterbrook. Malheureusement, l'éditeur ne fera pas de réimpressions de cet ouvrage. Par contre, nous allons nous en inspirer largement aux premiers niveaux pour mettre de la substance dans le cours. Pour chaque niveau, nous allons bâtir de nouvelles présentations qui serviront aussi comme matériel didactique pour les étudiants.
- De la pratique et encore de la pratique. Réussir à devenir un bon bonsaïste requiert de la pratique, au niveau des techniques de mise en forme ou horticoles. Au début, il y aura plus de théorie que de pratique. Mais ce ratio change au fil des niveaux. Le temps de pratique augmente de niveau en niveau.
- Critères d'admission; pour passer d'un niveau à un autre, il faudra avoir fait ses devoirs et rencontrer les critères déligibilité. Humm, pourquoi vous dites-vous? Pour avoir des normes de qualité supérieure, de consistance qui mettront en valeur la patience, la persévérance et le respect de l'art du bonsaï.
- Les coûts: la SBPM s'est toujours donnée comme mandat d'offrir à ses membres des cours de qualité à un prix raisonnable. La SBPM n'étant pas une société à but lucratif, cherche surtout à remplir une de ses missions, soit celle de développer l'intérêt et la pratique de l'art du bonsaï. Ainsi, la fourchette de prix des cours demeurera la même qu'actuellement.
Maintenant, à ceci, nous voulons de plus augmenter en quantité et en qualité le calibre des arbres et des artistes. Par le dynamisme qui caractérise la SBPM, nous voulons projeter l'image d'une société qui cherche à rehausser ses standards et à développer des artistes de haut calibre.